19 mars 2026

L’atelier technique tenu le 19 mars, dans le cadre des travaux préparatoires au Rapport à mi-parcours du Programme d’action de Doha pour la décennie 2022–2031, a constitué une étape importante du processus conduit sous le leadership du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), avec l’appui du Système des Nations Unies et la coordination technique du Bureau de la Coordinatrice Résidente. Les travaux d’élaboration des annexes statistiques ont toutefois mis en évidence l’existence d’un volume significatif de données produites par les institutions nationales, les partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs du système des Nations Unies, sans que ces données ne soient suffisamment rassemblées, harmonisées et articulées dans un dispositif cohérent d’aide à la décision.
Cette fragmentation se traduit par une faible interopérabilité entre les plateformes, des nomenclatures et méthodologies souvent hétérogènes du fait de la diversité des objectifs qui les sous-tendent, des fréquences de mise à jour inégales, ainsi qu’une circulation encore insuffisamment fluide de l’information entre producteurs et utilisateurs de données. Cette situation limite la capacité à produire des diagnostics consolidés, réguliers et territorialement désagrégés, à
suivre de manière cohérente les priorités nationales, et à éclairer de façon optimale les arbitrages stratégiques, budgétaires et opérationnels. Les échanges se sont structurés autour de trois questions principales : premièrement, l’état des lieux des fragilités et des capacités de production de données en Haïti ; deuxièmement, les conditions institutionnelles d’une meilleure coordination entre institutions nationales et partenaires ; troisièmement, les modalités pratiques permettant de passer d’initiatives dispersées à un mécanisme plus stable, plus régulier et plus utile à la décision publique.
Les échanges ont fait apparaître une convergence sur l’importance de la coordination pour ordonner les efforts, réduire les demandes parallèles d’information, renforcer la cohérence entre secteurs et améliorer l’alignement des appuis extérieurs. Il est ressorti des débats qu’un cadre commun est nécessaire pour articuler plus efficacement les informations produites par les institutions nationales, les analyses des agences des Nations Unies, les travaux de la Banque
mondiale et, lorsque pertinent, les contributions d’autres partenaires techniques et financiers. La participation des institutions productrices spécialisées au niveau directeur et directrice générale — notamment IHSI, CNSA, CNGS, d’autres institutions telles que le CFI et le CIAT et également de quelques ministères sectoriels et — a été très utile pour aborder les questions de disponibilité, et de qualité des données, la légitimité au niveau institutionnel, la pertinence des définitions et l’appropriation nationale des résultats.

https://www.vizyonayiti360.org/wp-content/uploads/2026/06/060526-Rapport-Atelier-technique-Donnees-Analyses-etProgramme-Daction-de-Doha-.pdf

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