En Haïti, au moins 26 gangs opèrent dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince ainsi que dans plusieurs communes des départements de l’Artibonite et du Centre. La majorité d’entre eux sont impliqués dans la traite des enfants.
Sur la base de données quantitatives et qualitatives, ce rapport – publié conjointement par le Service des droits de l’homme (SDH) du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) – montre que des facteurs à la fois structurels et conjoncturels contribuent à créer un environnement dans lequel les enfants sont de plus en plus exposés au
risque de traite par des gangs. Ce risque est particulièrement aigu pour les enfants issus de familles extrêmement pauvres et marginalisées, ainsi que pour ceux vivant dans la rue ou des sites de déplacés.
Le rapport documente également les différentes tactiques utilisées par les gangs pour recruter les enfants, notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, notamment le recours à la violence et aux menaces à l’encontre de ceux qui résistent ou tentent de s’en dissocier. Les gangs attirent également les enfants en leur offrant des avantages en nature, une rémunération régulière ou des drogues. Ils ciblent particulièrement les enfants à risque, en quête d’appartenance, de soutien, de reconnaissance sociale et de protection.
En outre, le rapport décrit en détail les différentes formes d’exploitation auxquelles les enfants sont confrontés.
