Le budget rectificatif montre un effort simultané de restauration de l’autorité de l’État, de protection des plus vulnérables et de mesures d’incitations pour la relance de l’économie. Les projets PIP retenus — sécurité alimentaire (PARSA), valorisation de la plaine de
Maribaroux, pôles touristiques du Nord et du Grand Sud, stockage d’énergie renouvelable dans le Nord, centrale solaire de Caracol, Parc Macaya — signalent une approche territoriale, où la stabilisation s’ancre dans les régions à fort potentiel productif ou à forte vulnérabilité
environnementale.
Les exonérations sur les équipements solaires (Article 5), l’incitation aux industries d’exportation (Article 3) et les soutiens à l’environnement, à l’agriculture et au tourisme dessinent les contours d’un agenda de transformation économique encore embryonnaire, mais désormais inscrit dans la norme budgétaire. Ce socle constitue une opportunité d’arrimage pour le Plan d’action du Programme national de stabilisation, de relèvement économique, social et territorial en cours d’élaboration.
L’enveloppe d’investissement (125,34 Mds HTG) reste stable par rapport à la LFI, mais sa réalisation effective dépendra (i) de la sécurisation des décaissements externes (BM, BID, Canada — ≈ 517 M USD), (ii) de la capacité d’absorption des ministères dans un contexte d’insécurité, et (iii) de la maîtrise des pressions inflationnistes liées au recours à l’avance BRH. La crédibilité de l’effort budgétaire se mesurera à la capacité d’exécution.
