Haïti occupe un tiers de l’île Hispaniola qu’elle partage avec la République dominicaine et qui est située entre l’Océan Atlantique et la Mer des Caraïbes. C’est le troisième plus grand pays des Caraïbes, après Cuba et la République dominicaine, avec une superficie totale de 27 750 km2 (tableau 1) constitué de«Grande Terre» et d’îles satellites (Île de la Gonâve, de la Tortue, des Cayemites et Île-à-Vache). La topographie de Grande Terre, mais aussi des plus petites îles, est escarpée avec des chaines de montagnes abruptes culminant à 2 680 m d’altitude (Pic la Selle).
La superficie cultivée est de 1.28 million d’ha en 2012, soit 46 pour cent du pays, dont un million de terres arables, le reste étant des cultures permanentes. Il existe également environ 0.49 million d’ha de prairies permanentes. Les forêts couvrent moins de 100 000 ha en 2011, ce qui est 3.5 pour cent du territoire (FAOSTAT, 2015), soit une diminution de 13.6 pour cent depuis l’année 2000 (PNUD, 2015) et ce alors qu’elles s’étendaient sur 60 pour cent du territoire en 1960 (MDE, 2001). Environ 50 pour cent du pays ayant une pente supérieure à 40 pour cent, la déforestation, due à une forte dépendance au bois de chauffage et à l’incidence de la pauvreté, cause de sérieux problèmes d’érosion. De plus, environ 0.5 million d’ha de terres marginales sont mises en cultures puisque le potentiel exploitable, avec des pentes réduites n’engendrant pas de dégradation trop importante, est de seulement 0.77 millions d’ha, aggravant ainsi l’érosion des sols et des bassins versants (MARNDR, 2011).
