Le cancer du col de l’utérus occupe la quatrième place parmi les cancers les plus fréquents chez les femmes dans la Région des Amériques avec, selon les estimations, 83 200 nouvelles femmes diagnostiquées et 35 680 décès chaque année (1). Le cancer du col de l’utérus est une maladie qui peut en grande partie être évitée, moyennant la vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) au début de l’adolescence, et le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses chez les femmes de 30 ans et plus. Le dépistage du cancer du col de l’utérus au moyen du test de Papanicolaou est utilisé depuis les années 60 et, dans les pays développés dotés de solides systèmes de santé, il a permis une réduction d’environ 50 % de la mortalité par cancer du col de l’utérus (2). Toutefois, cette stratégie s’est avérée moins efficace dans les pays en développement, essentiellement du fait de problèmes liés aux infrastructures et au matériel, aux questions de logistique associées aux procédures de dépistage, et aux caractéristiques du test lui-même.
