Le présent rapport contient les principales conclusions que le Groupe consultatif ad hoc sur Haïti a tirées des visites qu’il a effectuées à Washington et en Haïti en avril et mai 2015. Le Groupe a constaté que cinq ans après le tremblement de terre dévastateur, Haïti continuait de se relever et de se reconstruire, mais restait confronté à un certain nombre de difficultés, au nombre desquelles on citera la tenue d’élections et la formation d’un nouveau gouvernement, les problèmes qui continuent de ternir les relations avec la République dominicaine, notamment les expulsions d’Haïtiens, le manque de logements pour les déplacés qui vivent encore dans des camps, l’épidémie de choléra, la réduction de la présence militaire des Nations Unies en Haïti, la faiblesse persistante d’institutions clefs, telles que la justice et la police, et le déclin de l’aide des donateurs.
Le Groupe se félicite que le Gouvernement haïtien se soit engagé à tenir des élections avant la fin 2015 et appelle la communauté internationale à se mobiliser pour fournir les fonds qui manquent encore pour les organiser. Il importe également d’améliorer le fonctionnement de la justice, notamment de l’administration pénitentiaire et des autres institutions garantes de l’état de droit, pour renforcer la stabilité politique et institutionnelle, améliorer la sécurité et la stabilité sociale et contribuer au développement, dans ce dernier cas notamment parce qu’elle renforcerait la confiance des investisseurs locaux et étrangers ainsi que de la communauté des donateurs. Afin que les résultats économiques et le développement social progressent, le Groupe préconise une meilleure gestion des finances publiques et demande qu’une attention plus soutenue soit accordée aux mesures pouvant contribuer à la création d’emplois, comme l’amélioration du système d’enregistrement des biens immobiliers, qui pourrait entraîner notamment une hausse de la production agricole, l’augmentation des investissements dans le tourisme et le renforcement des partenariats avec les investisseurs privés locaux et étrangers.
Le Groupe souligne en outre l’importance pour le pays de continuer à bénéficier de l’appui des donateurs et d’une action internationale coordonnée. Il demande dans le même temps que des structures de coordination de l’aide plus efficaces soient mises au point pour favoriser la transparence et la responsabilité mutuelle. La présence des Nations Unies en Haïti doit continuer de suivre l’évolution des besoins du pays en matière de développement et de transition, afin de donner aux organismes les moyens d’agir en parfaite harmonie et de jouer un rôle de premier plan dans la mobilisation des ressources nécessaires pour appuyer le développement à long terme du pays.
